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Ça passe tellement vite

Je n’oublie pas mais je n’ose pas

Parler de mon quotidien, ce n’est pas facile maintenant que nous sommes arrivés en gare. 

Ma chouquette pousse comme un champignon, ranger le naissance, ranger le 1 mois et maintenant je range le 3 mois. C’est un peu une patate en matière de motricité, on va dire qu’elle prend son temps. Elle est si souriante, sauf quand elle est pas contente, alors la ça se sait à des kilometres. 

Quand je la regarde dans les yeux il m’arrive de pleurer, de joie qu’elle soit enfin la, mais aussi, rarement, comme un pincement, une pointe de tristesse de ce que j’ai pu vivre avant elle. Je profite de chaque instant. Une vrai drogue.

Son lit à barreaux est monté depuis vendredi mais je ne veux pas la mettre dedans, je suis pas prête à arrêter le cododo. Pourtant le lit sera à moins d’un mètre de notre lit. Mais non.

Le congé parental se termine en février mais je pense demander une prolongation, je ne me sens pas capable de reprendre. 

Vous avez dit fusionnelle ? 

Je vous embrasse, prenez soin de vous

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1 mois et plus 

Jeudi dernier notre petite deuxième fêtait ses 1mois. Hé oui déjà,  le temps passe tellement vite quand on est arrivé à destination.

Elle est calme, mange bien, grandit bien. Passe beaucoup de temps dans nos bras, surtout les miens.

Si petite et deja cette petite poucinette me fait déjà vivre des émotions digne des montagnes russes. La semaine dernière mademoiselle est montée en température.  Aussitôt bien sûr je l’ai fait consulter chez moi médecin qui n’a rien trouvé. Le lendemain ne la trouvant toujours pas en forme j’ai décidé de retourner consulter mais à l’hôpital.  Et la l’angoisse, la pire des angoisses, on me parle de méningite.  Mon Dieu j’ai vécu les pires heures de ma vie. Une ponction lombaire, des prises de sang, analyse d’urine et plusieurs heures pour tard nous apprendrons que c’est en fait une pyelonephrite. 4 jours d’hospitalisation pour mon petit trésor, maman a son chevet en permanence et nous sommes rentrés avec un traitement jusqu’à la mi-juillet. 

Mon grand aura une phrase qui prend son sens « on nous la reprend déjà? ! » C’était vraiment mon sentiment.  Je ne souhaite à personne de vivre ce terrible maman. J’en pleurs encore. 

Nous nous remettons tranquillement de nos émotions, je pense qu ça prendra un peu de temps.

Sinon la vie à 4 se met en place, il faut que chacun trouve son rôle,  sa place. On apprend.

Voilà les nouvelles.

Je vous embrasse, prenez soin de vous

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« il fallait bien 5 ans pour faire une telle merveille »

Bonjour à toutes et à tous,

Vous l’aurez compris avec le titre; notre petite deuxième a pointé le bout de son nez ce lundi 29 mai !

je ne me sens pas de faire une récit d’accouchement ici, donc je serai très brève à ce sujet. Le travail a débuté le dimanche à 4h30, s’en est suivi une LONGUE journée de contractions douloureuses, une rupture de la poche des eaux en soirée et le lundi matin, le col ne se dilatant pas (du tout), une césarienne en urgence a fait naitre notre grenouille d’amour.

Elle est née à 6h13, pesait 2,745kgs pour 46.5cm. une petite boule d’amour, comme son frère. Arrivée à 37sa+6, la césarienne avait été programmée à 39sa.

J’ai eu la grande chance de ne pas en être séparée, du tout. pas de salle de réveil : nous sommes restés à 3 avec le papa, au calme, dés ma sortie du bloc. pas de néonat non plus. malgré une hypoglycémie importante à quelques heures de vie le pédiatre a compris mon angoisse et a demandé à ce que les soins se fassent dans notre chambre tant que cela été possible. ce qui l’a été. surveillance glycémique très rapprochée pour elle les 2 premiers jours, un liquide gras avant chaque tétée et des compléments à la seringues les 3 premiers jours, puis enfin les tétés exclusivement. L’allaitement a pu se mettre en place très naturellement, et pour le moment (je touche du bois) ça se passe vraiment bien.

Dans ce titre, vous pouvez lire le commentaire d’une sage femme, que je connais depuis la grossesse de mon premier. elle nous a vu au plus bas et enfin au plus haut. Elle semblait très émue de nous voir avec ELLE. l’équipe du service a été merveilleuse avec nous, un super encadrement, sans que je me sente étouffée. bien soutenue, de jolis mots réconfortant, des gestes doux. En partant j’ai entendu plus d’une fois « on se revoit pour le petite troisième ». D’abord je dis non. Je veux profiter de cet amour, de ce bébé tant attendu. Puis je me dis on verra, plus tard, peut être.

J’ai beaucoup de mal à réaliser qu’enfin nous sommes 4. dans la voiture voir ce cosy à l’arrière m’a donné les larmes aux yeux, ce midi de la voir dans notre salon m’en a donné le tournis. Préparer sa chambre, ranger ses petites affaires, c’est tellement irréel. je ne peux la quitter des yeux sans me dire que c’est un rêve.

c’est un grand souhait pour moi que vous connaissiez toutes ce bonheur. il est facile de dire de ne rien lâcher, surtout que je suis une Gertrude. Alors je vous dirai simplement encore une fois de prendre soin de vous.

Je pense continuer à passer par ici mais surement moins souvent car je sais combien cela peut être difficile de lire celles qui sont arrivées à destination.

Je vous embrasse, fort fort

Cali

 

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Mai 2017

Bonjour à toutes et à tous !

36sa+1 , comme je l’entends beaucoup me voilà dans « la dernière ligne droite ». 

Dernier rendez-vous avec la gynécologue, cette fois-ci j’y ai été seule, monsieur ne pouvant vraiment pas se libérer. Je vous avoue avoir très mal dormi, beaucoup d’angoisse d’entendre une mauvaise nouvelle.

Heureusement tout va bien, bebe va bien, estimation à 2,8kgs, liquide amniotique ok. Tension ok, col loin et fermé. Tension ok mais pas mal d’oedeme  (donc rien de méchant ) .

On parle accouchement, une date est posée pour une césarienne  (non non non je ne vous dirai Rien! ) mais si je me « mets en route » seule on tentera la voie basse. Avoir une date, des papiers d’hospitalisation ça fait bizarre, ça me déçoit un peu, même si je le sais le plus important c’est que tout aille bien à la fin. Deuxième déception,  ce ne sera pas MA gynécologue qui opérera car elle sera en vacances, mais celle présente le fameux dimanche soir. Alors ce n’était pas elle le soucis mais la sage femme donc je ne dois pas partir avec des appriori. Mais bon je la connais pas, hormis dans cette situation d’urgence je n’ai jamais eu à faire à elle. Ma gynécologue est très confiante « c’est ma grande copine elle est vraiment bien ». Comme j’ai grande confiance en ma gynécologue je vais partir la dessus.

Dans tous les cas je continue mon homeopathie /mes tisanes de framboisiers et mon acupuncture pour la maturation du col. L’espoir fait vivre !

Sinon ? Les sacs de mater sont proches de la porte, moi j’ai un regain d’énergie, je bouge pas mal ça fait du bien au moral. 

Mon premier devient impatient, gentillement mais il demande beaucoup quand est ce qu’elle arrive. La famille de monsieur fait les petits paris sur la date de naissance en fonction du calendrier lunaire. Je risque,  pourquoi pas Hein! 

Voili voilou,  rien de plus par ici, tout est archi prêt,  même ma déclaration d’impôt est Envoyée!  C’est pour Dire!  On attend et on patiente, on profite des derniers instants, déjà nostalgique des mouvements, du gros bidon.

Je vous embrasse fort, prenez soin de vous ❤ 

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Viol obstétrical, lettre ouverte

Je t’écris cette lettre à toi, toi qui me hante depuis dimanche soir, toi qui m’as traumatisé.

Oui je te tutoie, en tout cas par écrit, après ce que tu m’as fait je pense en avoir le droit.

Dimanche aurait pu être une de ces journées que l’on n’oublie jamais, entourée de gens qu’on aime, dans la joie et la bonne humeur.

Mais ce n’est pas ce souvenir qui me marquera le plus.

On est en fin de journée, je suis fatiguée mais décide de me rendre à ce repas, pour finir la journée en beauté (car c’était une belle journée). Après les résultats des élections je ne me sens pas dans mon assiette, les « grands » se mettent à table, je m’installe dans le canapé avec les « petits ». Au bout d’une heure je sens que j’ai besoin de rentrer chez moi, je préviens monsieur et notre grand premier. Au revoir tout le monde, non non rien de grave, juste quelques contractions et de la fatigue. Sur la quinzaine de kilomètres qui nous séparent de la maison je me sens de plus en plus mal, nauséeuse, douloureuse, très fatiguée. Arrivée à notre porte je demande à monsieur de prendre le nécessaire pour mettre notre grand premier en garde et mon dossier de mater. Le temps qu’il réunisse tout ça je me mets à vomir à chaque contraction, qui sont de plus en plus intenses et rapprochées. Mon grand premier a peur et s’inquiète. Nous le déposons, mon seau de vomi sur les genoux puis direction l’hôpital.

C’est le soir, il est un peu moins de 23h, l’entrée principal est fermée il faudra passer par les urgences. Monsieur se rapproche de l’entrée en voiture pour me déposer, le temps qu’il aille chercher quelqu’un je sors de la voiture, pour prendre l’air. Mais là je m’effondre. Deux passants me prennent sous les bras et me font entrer dans les urgences. Une infirmière arrive, me met dans un fauteuil roulant pour m’emmener dans le service de maternité pendant que monsieur va garer la voiture. Moi je pleure, je souffre beaucoup, je ne peux pas parler, j’ai peur. En arrivant dans le service je reconnais la sage femme, qui ne s’est jamais occupée de moi mais qui ne m’inspire pas, TU ne m’inspire pas. Tu me demande si ça pousse « je sais pas je sais pas ». Tu m’emmènes directement en salle de naissance et là ça va très vite. Tu me portes sur la table de naissance, tu m’enlèves mon pantalon et ma culotte, m’écartes les jambes et m’examines. Sans me prévenir. Sans m’expliquer. En me faisant mal, très mal, trop mal. Je pleure « qu’est ce que vous me faites ??? » « je cherche votre col ! ». je recule mais tu insistes. Je pleure, les contractions sont terribles. Là enfin monsieur arrive. Il te dit qui je suis, oui tu ne m’as même pas demandé, que j’ai eu une césarienne pour le premier, que je suis diabétique, que je suis qu’à 35sa. « ha mais je peux pas deviner je peux pas savoir ! » mais tu ne m’as pas demandé ! ok je pleurais, ok je souffrais, mais on pouvait prendre 30secondes ? tu me dis que je suis ouverte à 1 doigt, que tu crois sentir la tête appuyer mais que tu appelles la gynécologue de garde. Moi je pleure de plus belle, c’est trop tôt je ne veux pas maintenant. Tu me piques, me repiques tu n’y arrive pas. Tu n’attends pas entre chaque contraction. Vous vous y mettez à trois, toi me piquant, une auxiliaire finit de me déshabiller une troisième me met un monitoring. La gynécologue arrive, passe la sonde, « votre vessie est pleine ». TU m’incendie ! Monsieur m’emmène tant bien que mal aux toilettes, tout seul. En revenant re-écho par la gynécologue, « votre col est fermé, on va juste arrêter les contractions ». Et là la pression tombe comme un soufflet. TU me mets dans une pièce d’attente, me posant le monitoring, me donnant les 4 cachets sous blister « vous connaissez la procédure » et tu t’en vas. Vers 1h les contractions s’apaisent. Oui je connais la procédure, je ne veux pas dormir ici, pas sous ta surveillance toi le monstre. A 2h tu reviens, « ça va ? »  oui, « tenez votre dossier ». Pas une recommandation, pas un mot gentil. Rien. Nous repartons. Moi épuisée, à bout, anéantie.

Le lendemain monsieur emmènera le grand premier toute la journée se promener, ils en ont bien besoin. Moi mon programme est simple : dormir. Et pleurer. Je ressasse. J’ai peur. Peur de devoir retourner à la maternité et de TE revoir.  Que TU t’occupes de moi. Je pleure. L’attente de ce bébé, depuis tant d’années m’avait fait perdre espoir d’un accouchement, mais depuis que ce bébé est là, installé au creux de moi, je commençais à le rêver cet accouchement. Mais pas comme ça. Pas avec cette violence, pas sans mon avis dans ces gestes si intimes.

Aujourd’hui j’ai eu rendez-vous avec une consœur libérale à toi. Je lui ai raconté ce dimanche soir ; et j’ai pleuré. Elle m’a dit « madame ce que vous avez vécu s’appelle un viol obstétrical ». Je pleure de plus belle. Cela traduit tellement mon ressenti. Elle me dira que ce n’est pas ma faute ce qui est arrivé, que je n’aurai pas pu me défendre, de par ma détresse, ma peur. Elle me dit que TOI aussi tu as du avoir peur, que TU as agis dans l’urgence, par peur que la tête du bébé soit sorti MAIS que cela n’excuse pas ton absence d’explication, de ne pas m’avoir prévenu. Elle me propose de t’écrire cette lettre, sans te l’adresser mais pour extérioriser, ce que je fais. Elle me propose aussi d’appeler l’hôpital car TU me dois des excuses et que l’on peut s’arranger pour que TU ne t’occupes plus de moi. Je ne sais pas. Il est déjà écrit par mille fois sur mon dossier que je suis anxieuse, stressée, angoissée, que j’ai un parcours difficile. Si en plus je demande tel ou tel personnel je deviens LE cas de la maternité. Je me laisse le temps de décider. Quand je serai apaisée peut être que si je tombe sur toi je saurai te dire non.

La maternité n’est pas une chose simple, mais notre corps reste NOTRE  corps, même enceinte.

 

 

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Avril 2017

Bonjour à toutes et à tous, 

Me voilà au rapport mensuel !

32sa+2, début du 8eme mois aujourd’hui tout pile.

Pour le côté médical : diabète difficile à gérer,  je fais au mieux mais c’est lourd. Le dos c’est cata, un jour sur deux je marche comme une mamie. Le syndrome de lacome je n’en parle même pas, c’est la nuit le plus terrible. 

Nous avons eu notre consultation et echo « T3 » aujourd’hui.  Bebe est tête en bas, ya du liquide amniotique en  bonne quantité. Bebe est estimée à plus de 2kgs déjà !  (Pour rappel mon grand premier est né à 2,670kgs!).ce qui embête la gyneco c’est le périmètre abdominal qui est élevé. Pas encore hors norme mais ça l’embête.  A surveiller donc. On commence le suivi rapproché,  monitoring à 34sa, prochaine écho à 36sa puis monitoring toutes les semaines jusqu’à maximum 39sa « car après ya un risque de mort foetal madame vous comprenez », « mais faut pas déclencher trop tôt car les bébés de maman diabétiques sont immatures au niveau pulmonaire ». Ok … donc suivi de près quoi. 

Côté moral : j’attends la fin, non pas par impatience de la rencontrer,  mais pour m’éloigner de mes angoisses profondes. La fatigue n’aide pas à se détendre. J’ai fait l’acupuncture qui m’a aidé environ 10 jours mais ça revient. Comme beaucoup pourront le comprendre je suis encore jalouse des copines enceintes et de leur petits bébés.  C’est triste. 

Mais n’allez pas croire que le tableau est tout noir, je profite des petits coups autant que je peux, j’admire cette silhouette dans les miroirs, comme si ce n’était pas vraiment mon corps. Est il vraiment capable de faire ça ?  Je prépare l’arrivée de bébé avec plaisir, les petits achats se terminent , bientôt je commence les lessives. Bon le tricot j’ai abandonné c’est une grand mamie bien gentille qui va finir l’ouvrage ^^ 

 Côté boulot c’est la pagaille dans ma tête.  J’ai demandé une mutation pour me rapprocher de mon domicile et arrêter les astreintes mais les chances de l’avoir sont très faibles. Et sinon ? Congé parental?  Je ne me sens pas capable de laisser bebe. D’ailleurs je n’ai même pas envisagé de mode de garde. Comme quoi.  Puis après tout je le mérite ce congé. Pas envie de la laisser. A suivre !

Quoi dire de Plus?  Je ne sais pas, hormis les « petits maux » de grossesse je vais bien. Nous vivons notre miracle au quotidien. Ha oui si ! 10 ans de vie de couple aujourd’hui ! 10 ans ! Ça passe vite 10 ans quand même …

Allez je vous embrasse bien fort, prenez soin de Vous!